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Définition du dopage
Prévention
Qui peut être contrôlé
en Suisse ?
Faits divers
Liste des produits interdits et des médicaments autorisés
Statuts concernant le dopage en Suisse
Passeport biologique
Liens
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DOPAGE |
| Pour obtenir la liste des sportifs suisses suspendus, cliquez ici |
| Mise en garde: ce chapitre n'engage que son auteur, Augustin Genoud, et non le Club 13 Etoiles. La problématique du dopage est vaste. Il existe d'excellents sites traitant ce sujet (voir les liens). Mon engagement occasionnel en tant que contrôleur antidopage, mes contacts avec de nombreux sportifs et mon intérêt de longue date pour ce sujet m'ont incité à en parler ici, de manière différente, je l'espère, des sites officiels. |
| Bon nombre de sportifs, après avoir subi un ou plusieurs contrôles négatifs, se gargarisent de marcher à l'eau claire. Hélas, ce n'est pas si simple. Un contrôle négatif signifie seulement que l'on n'a pas trouvé de substances interdites parmi celles que l'on a essayé de découvrir (les analyses coûtent cher et on ne peut pas alors rechercher toutes les substances interdites). Il se peut donc que le sportif ait pris des produits interdits non recherchés lors des analyses ou qu'il ait pris des substances indétectables ou encore qu'il ait pris des produits interdits dans une période suffisamment éloignée du contrôle et donc plus détectables. |
| Vos remarques et suggestions seront appréciées et j'y répondrai dans la mesure du possible et pour autant que les auteurs soient clairement identifiés. Faites-les parvenir à Augustin Genoud |
| Intervention dans les écoles et les sociétés sportives : durant l'hiver 2007/2008, à la demande de la Patrouille des Glaciers et avec l'accord du DECS (Département valaisan de l'Education, de la Culture et des Sports), j'ai pu intervenir dans une dizaine de cycles d'orientation du Valais central pour faire de la prévention en traitant divers sujets liés au dopage. Pour en savoir plus, cliquez ici. |
ADS : antidoping suisse, l'organe indépendant chargé de tout ce qui a trait au dopage en Suisse
AMA : agence mondiale antidopage
Etre positif : être convaincu d'avoir enfreint les régles antidopage (voir définition du dopage) |
Pourquoi lutter contre le dopage ? Les premières réponses qui viennent à l'esprit sont : l'équité sportive, la santé des sportifs (on sait que la majorité des produits interdits dont dangereux pour la santé), l'éthique (ce mot fait presque sourire si l'on regarde la vie des Terriens; et puis comment parler d'éthique à un athlète d'un pays pauvre qui pourrait gagner un grand marathon, donc beaucoup d'argent ?). Je souscris aux réponses précédentes et j'en ajoute une autre, plus importante à mes yeux : la pratique sportive, dans nos pays dits développés où l'embonpoint est un véritable problème, est encouragée à tous les niveaux, dès le début de la scolarité obligatoire. En même temps, le sport de haut niveau est devenu un véritable cirque où les champions gagnent beaucoup (trop) d'argent, sont encensés dans les médias et deviennent les sauveurs de la nation. Forcément, ils sont aussi les héros et modèles de la jeunesse. Que se passe-t-il lorsque l'on apprend que ces athlètes sont devenus des héros grâce à des subterfuges ? Peut-on continuer à encourager les jeunes à faire du sport pour la santé quand leurs héros se détruisent la santé pour gagner ?
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Que penser des athlètes dopés ? Je n'ai pas beaucoup d'estime pour eux car ils faussent complètement l'esprit sportif. Se doper, c'est comme prendre un raccourci dans une course à pied, c'est comme marquer avec la main en football. Sauf que le dopage, c'est plus sournois, ça se fait en cachette. En même temps, il y a des choses bien plus graves dans la vie.
Pour obtenir les statistiques liées aux contrôles (avec condamnations), cliquez ici |
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Prendre un médicament utilisé par tout un chacun, pour soigner une toux par exemple, peut conduire à être positif. Cette affirmation, vraie, est utilisée comme argument par des personnes, sportives ou non, qui sont souvent contre la lutte antidopage. Avant de voir cela de plus près, il faut savoir que :
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- Si un médicament d’apparence anodine se trouve sur la liste des produits interdits, c’est que son utilisation peut procurer un avantage au sportif qui le prend à des doses supérieures à l'usage de soins courants..
- Les sportifs de haut niveau appelés athlètes-cibles sont soumis à des règles strictes en matière de dopage. Ils sont eux-mêmes divisés en plusieurs groupes avec des directives différentes qu’ils sont sensés connaître. Pour en savoir plus, cliquz ici
- Dans les échantillons d’urine ou de sang, on ne trouve que ce que l’on recherche. Cela signifie qu’il y a peu de chance que l’on aille rechercher les traces d’un médicament anodin même s’il fait partie des produits interdits.
- Tous les sportifs ont, bien entendu, le droit de se soigner. Cependant, l'on sait que certains produits pharmaceutiques sont détournés de leurs fonctions médicales dans un but d'améliorer les performances sportives, ce que est contraire aux règles régissant le dopage.
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L'affirmation doit être considérée sous un angle différent, selon qu'il s'agisse d'un athlète-cible ou d'un autre :
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Angle athlète-cible:
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- Avant de prendre un médicament pour se soigner, les athlètes-cibles doivent s’informer afin de savoir si ce médicament figure sur la liste des produits interdits (voir liste ici). Si c’est le cas, certains d'entre eux doivent, via un médecin, et avant de se soigner, faire une demande à ADS (antidoping suisse) pour obtenir une AUT (autorisation à usage thérapeutique). Pour d'autres, ADS leur demandera une AUT a posteriori si un échantillon d'urine ou de sang devait détecter quelque chose d'anormal. Toute infraction est assimilée à être positif. Pour en savoir plus sur les AUT, cliquez ici
- Même en possession d’une AUT, les sportifs-cibles doivent utiliser les médicaments normalement interdits selon les quantités prescrites par leur médecin. Une utilisation abusive rendrait le sportif positif.
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Angle athlète non cible:
Supposons que l’on détecte, à la suite d’un contrôle antidopage, un médicament interdit, réputé anodin, chez un athlète non cible. Les cas suivants peuvent se produire :
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- Les concentrations détectées démontrent que l’athlète a fait usage de ce médicament de manière abusive et donc pas dans un but thérapeutique. Il est considéré comme positif.
- Les concentrations détectées ne permettent pas de démontrer que l’athlète a fait un usage de ce médicament de manière abusive. ADS prend contact avec l’athlète. Deux cas possibles :
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- L’athlète a pris ce médicament sous conseil médical. ADS va demander à l’athlète de retourner chez son médecin afin de remplir une AUT a posteriori.
- L’athlète a pris ce produit sans aller consulter un médecin. ADS demandera à l’athlète de faire preuve de plus de prudence à l’avenir.
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Conclusion : un athlète-cible peut être positif pour avoir pris un médicament anodin. Cela n'est possible pour un autre athlète que s'il a pris ce médicament de façon abusive, en espérant en tirer un avantage en terme de performance, donc en ayant voulu tricher.
Un athlète non cible ayant pris un médicament pour se soigner (donc dans des doses normales) ne risquera jamais d'être positif ! L'argument avancé par ceux qui sont contre la lutte antidopage ne tient pas la route.
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